Notre utilisation d’internet a un impact écologique invisible à nos yeux mais pourtant considérable, voici quelques gestes simples pour le diminuer.

Boîte mail / SMS

Envoyer 1 e-mail de 1 Mo = 19 g de CO₂ + 5,2 g de pétrole + 4,8 g de fer (les serveurs des data centers* requièrent d’importantes quantités de ressources et de métaux pour être fabriqués et entretenus). [15] [2/p12]

Pour chaque destinataire supplémentaire il faut ajouter 6 g de CO₂. [2/p12]

Envoyer 1 e-mail de 1 Mo à 10 personnes = 73 g de CO₂ + 22 g de pétrole + 7 g de fer. [2/p12]

Envoyer 1 e-mail de 1 Mo à 100 personnes = 615 g de CO₂ + 186 g de pétrole + 29 g de fer.[2/p12]

Envoyer 1 e-mail avec 1 pièce jointe volumineuse = 50 g de CO₂. [9]

Envoyer 1 SMS = 0.000003 g de CO₂. [16]

1 an de spams dans le monde = 62 milliards de spams envoyés en 2008 = la consommation électrique annuelle de 2,4 millions de foyers américains = les émissions de CO₂ de 3,1 millions d’autos = 33 milliards de KWh (étude menée l’ICF International, spécialiste de l’empreinte carbone). [17]

En 2019 et hors spam :

293 milliards d’e-mails envoyés chaque jour dans le monde.

1,4 milliards envoyés chaque jour en France.[18]

8 à 10 milliards envoyés en 1h dans le monde.[22]

1 mail parcours environ 15.000 km de câbles avant d’arriver au destinataire.[22]

60% des e-mails ne sont même pas ouverts. :/

On peut :

  • Vider régulièrement les mails lus, envoyés, la corbeille, les spams, ne conserver que le nécessaire.
  • Se désinscrire des newsletters qu’on ne lit pas.
  • Supprimer les pièces jointes du message auquel on répond.
  • Nettoyer les listes de diffusion (suppression des doublons, adresses erronées…).
  • Alléger les messages envoyés, privilégier les dossiers compressés.
  • Optimiser la taille des pièces jointes.
  • Envoyer un lien vers une vidéo plutôt qu’une vidéo.
  • Trouver des alternatives aux fichiers les plus lourds (clés USB, liens hypertexte…). Les sites de transferts de fichiers lourds (FTP…) ne sont pas la solution la plus écologique.

Imprimer / Lecture à l’écran

Imprimer 1 e-mail de 1Mo en noir et blanc recto 1 page par feuille = 56 g de CO₂ + 13 g de pétrole + 4,3 g de fer

Imprimer 1 e-mail de 1Mo en N/B recto/verso 1 page par feuille = 38 g de CO₂ + 9,5 g de pétrole + 3,5 g de fer

Imprimer 1 e-mail de 1Mo en N/B recto/verso 2 pages par feuille = 26 g de CO₂ + 6,9 g de pétrole + 3 g de fer

Imprimer 1 e-mail de 1Mo en couleur recto 1 page par feuille = 56 g de CO₂ + 14 g de pétrole + 4,3 g de fer [2/p14]

On considère un temps de lecture à l’écran sans impression de 5 minutes par mail, lors d’une impression ce temps est raccourci à 30 secondes, la contribution de l’ordinateur est plus faible ainsi que l’épuisement potentiel des métaux. [2/p14]

Impression ou lecture à l’écran ? Au delà de 3/4 minutes de lecture par page, l’impact environnemental est plus fort qu’une impression en noir/blanc, recto/verso et 2 pages par feuille. [2/p16]

 

On peut :

  • Imprimer uniquement ce qui est nécessaire.
  • Réduire la taille des marges et interlignes.
  • Supprimer le superflu.
  • Choisir une police d’écriture moins gourmande en encre comme EcoFont, Riman Eco, Garamond (environ 24% d’encre en moins comparé à Calibri ou Times New Roman).[10]
  • Utiliser un maximum les fonctions noir/blanc, recto/verso, brouillon, 2 feuilles par page (divise par 3 les émissions de CO2).[2/p30]
  • Choisir un papier qui porte les logos environnementaux : l’Écolabel Européen, l’Écolabel Nordique ou l’Ange Bleu.
  • Avant de recycler le papier dans une poubelle de tri, vous pouvez l’utiliser en feuille de brouillon, le donner à des enfants, où à une école.
  • Choisir les cartouches d’encre qui porte le logo l’Écolabel Nordique et l’Ange Bleu.

Moteur de recherche

1 recherche d’information sur un moteur de recherche = 10 g de CO₂ + 2,7 g de pétrole + 5,5 g de fer [2/p20] = une ampoule à économie d’énergie allumé pendant 1h (source : Strato) [22]

1 adresse internet taper directement ou enregistré dans mes favoris = 1,3 g de CO₂ + 0,31 g de pétrole + 0,88 g de fer [2/p21]

1 min de recherche sur Internet depuis un PC fixe = 100 watts (soit 1,66 Wh), depuis un PC portable 20 watts, quelques watt sur une tablette, encore moins sur un smartphone.[13]

29 millions d’internaute en France réalisent en moyenne 2,6 recherches par jour soit 949 recherches par an = 288 kilotonnes de CO₂ pour l’ensemble des internautes soit 9,9 kg par personne.[2/p20]

En conservant un ordinateur 7 ans au lieu de 4 ans (durée de vie moyenne d’un PC) on diminue les émissions de CO₂ à 7,6 kg par personne soit 220 kilotonnes de CO₂ pour l’ensemble des internautes = 500 millions de km parcourus en voiture.[2/p23&24]

En passant par les favoris ou en tapant l’adresse directement ces 949 recherches par an = 36 kilotonnes de CO₂ pour l’ensemble des internautes soit 1,2 kg par personne !![2/p22]

80 000 requêtes sur Google chaque seconde, soit 6,9 milliards par jour en 2020.[19]

Google consomme annuellement quasiment autant d’électricité que la ville de San Francisco ou la Bolivie. [20]

14 centrales électriques sont nécessaire pour nos recherches sur Internet en 2005.[22]

 

On peut :

  • Taper directement l’adresse du site internet, le mettre en favori, le chercher dans l’historique afin d’éviter de passer par un moteur de recherche.
  • Faire une recherche précise avec des mots-clés précis, prendre le temps de formuler correctement sa recherche.
  • Utiliser les flèches au niveau de la barre d’adresse « précédente », «suivante » économise le rechargement des pages.
  • Bloquer les animations flash sur les pages consultées.
  • Choisir un moteur de recherche qui reversent une partie de leurs revenus pour des projets sociaux ou environnementaux : Ecosia, Ecogine, Lilo, Ecosearch.
  • Choisir un navigateur plus économe => Le mieux est Firefox, ensuite Internet Explorer. Un des plus gourmands est Chrome (27 Wh pour 1 000 pages vues).[22]
  • Supprimer les cookies, historiques de navigation, le cache des navigateurs.
  • Fermer les programmes et onglets inutilisés.
  • Prendre soin de son équipement.

Les Vidéos => La plus grande pollution du Web

Les vidéos utilisent 60% du flux mondial de données et représente 1% des émissions mondiale de CO₂.[21]

Plus de 80 000 vidéos sont vues en une seconde sur YouTube en 2020 dans le monde.[19]

Le pire du pire => Les vidéos en streaming.

Les moins pires : Youtube, Google, Facebook, Apple, iTunes sont ceux qui s’engagent le plus dans les énergies renouvelables pour faire fonctionner leurs serveurs.[14]

Facebook = alimenté à 67% en Énergie renouvelable, 7% Gaz naturel, 15 % Charbon, 9% en Nucléaire.[14]

Youtube = 56% d’Énergie propre, 14% Gaz naturel, 15% Charbon, 10% Nucléaire.[14]

Les plus pires : Netflix, HBO, Vimeo, Hulu et Amazon prime.[14]

Netflix, Amazon Prime = alimenté à 30% au charbon, 26% Nucléaire, 24% Gaz naturel, 17% Énergie propre.[14]

On peut :

  • Regarder et partager les vidéos et les photos qui valent vraiment le coup.
  • Réduire la qualité des vidéos (si on écoute quelqu’un parler par exemple) => une vidéo en basse définition consomme 4 à 10 fois moins qu’en HD.
  • Privilégiez la musique téléchargée ou les plateformes de streaming audio plutôt que les clips musicaux.
  • Les regarder en mode Wifi plutôt qu’en 4G et en mode filaire plutôt qu’en Wifi. Penser à désactiver la wifi sur le site internet du fournisseur, souvent le bouton ne suffit pas.[23]
  • Éviter de regarder la télévision via Internet, une émission en streaming HD via sa box ADSL émet autant de gaz à effet de serre que de fabriquer, transporter et lire un DVD.
  • Désactiver la lecture automatique sur Netflix, Amazon Prime…
    • Aller dans Compte > paramètre Profils et contrôle parental du profil à gérer > Modifiez les paramètres de lecture > Décochez la case Lecture automatique des aperçus pendant la navigation sur tous les appareils.
  • Désactiver l’importation des photos et vidéos en HD :
    • Aller dans paramètres de l’application Facebook et décochez «importer les photos en HD + importer les vidéos en HD ».
  • Désactiver l’autoplay sur les réseaux sociaux :
    • Aller dans paramètres de l’application Facebook, cliquez sur « lecture automatique » puis sur « ne jamais lire les vidéos automatiquement ».
  • Activer l’économiseur de données afin de réduire la taille des images et d’empêcher la lecture automatique des vidéos
    • Aller dans paramètre > Date saver > décocher.
  • Désactiver la consommation des données quand l’application Facebook est en arrière-plan :
    • Allez dans les paramètre de votre smartphone > cliquez sur «applications » > cliquez sur Facebook > cliquez sur «consommation des donnés » puis décochez « donnés d’arrière-plan ».[3]
  • Nettoyer le stockage photos/vidéos de ses applis.
  • Mettre son smartphone en mode économie d’énergie, évite que les applis tournent en permanence en arrière plan.

Jeux Vidéo

11% du trafic mondial de data.

Le téléchargement d’un jeu comme Call of Duty = 14 heures de vidéos en 4K sur Netflix.[11]

Un personnage virtuel de Second Life consomme chaque année autant d’électricité qu’un Brésilien et 10 fois plus qu’un Camerounais.[22]


Télécharger

Télécharger la version électronique d’un quotidien = une lessive (source institut IZT).[22]

On peut :

  • Enregistrer un maximum les contenus sur PC, clé USB… pour éviter d’avoir à les recharger une nouvelle fois.
  • Favoriser un maximum le stockage et l’usage local de ses données.
  • Limiter l’usage du Cloud, le stockage en ligne (email, photo, vidéo, musique, document…) impose des allers-retours incessants entre le terminal de l’utilisateur et les serveurs.
  • Ne conserver que ce qui est utile que ce soit en ligne ou en local.

Clé USB

L’impact environnementale d’une clé USB de 128 Mo en PVC/aluminium = 424 g de CO₂ + 124 g de pétrole + 221 g de fer (la composition en bambou ou en PVC est quasi identique).[2/p32]

Enregistrer un document de 10 Mo (200 pages) de la clé USB (512 Mo) sur un ordinateur puis survol du document (30 secondes par pages) = 100 g de CO₂ + 25 g de pétrole + 58 g de fer.[2/p25]

Lecture complète du document de 200 pages sur l’ordinateur (3 minutes par page) = 804 g de CO₂ + 191 g de pétrole + 490 g de fer.[2/p26]

Imprimer le document de 200 pages en couleur recto 1 page par feuille = 2089 g de CO₂ + 468 g de pétrole + 116 g de fer.[2/p28]

Imprimer le document de 200 pages en N/B recto/verso 2 pages par feuille = 601 g de CO₂ + 140 g de pétrole + 48 g de fer.[2/p28]

On peut :

  • Agencer le document de manière à faciliter la lecture et optimiser le temps de lecture au maximum.
  • Indexer le document pour faciliter la recherche de certaine données.
  • Favoriser les mots-clés pour accélérer le temps de recherche.
  • Éviter la distribution de clé USB de type publicitaire.
  • Utiliser des clés de grande capacité ou contenant un grand nombre de fichier.[2/p33]

Réseaux Sociaux

GIF, selfies, lien vidéo YouTube, un like… tout pèse.

Le plus lourd, ce sont les vidéos et les photos, les discussions instantanées surtout en mode caméra.[11]

Facebook consomme autant d’électricité annuellement que le Sénégal.[20]

Les moins pires : Facebook Messenger, Google Hangounts, iMessage, WhatsApp, Instagram.[14]

Le meilleur : iMessager => alimenté à 83% d’Énergie propre, 4% Gaz naturel, 5% Charbon, 5% Nucléaire.[14]

Les plus pires : Twitter, Kakao Talk, WeChat, Skype.[14]


Les données utilisateurs

Les métadonnées sont enregistrées et stockées : géolocalisation, horaires et durées de connexion, activités…

On peut :

  • Couper la géolocalisation évite des transferts de données concernant votre positionnement géographique.
  • Désactiver toutes les options (statistique, publicité personnalisé, audience…) que l’on nous propose à l’ouverture d’un site.

Le e-commerce

Est-il plus écolo d’acheter sur internet ou de se rendre en magasin ? Cela dépend principalement de notre lieu de vie et de notre moyen de locomotion ! Mais également de l’usage que l’on fait du sur-emballage, du temps que l’on met à valider ses achats, du nombre de recherches que l’on a du faire sur internet, de l’éventuel retour…

Le commerce de proximité est préférable du moment que l’on s’y rend à pieds, en vélo, en transport en commun et dans les villages ou habitations isolés.[24]

La livraison en points relais est préférable quand on peut s’y rendre à pieds, en vélo ou en transport en commun ou s’il se situe sur le trajet habituel. S’il faut prendre la voiture, mieux vaut la livraison à domicile ou le commerce de proximité.[24]

La livraison à domicile serait préférable à une visite en magasin dans les villes moyennes à grandes, sauf si l’on peut s’y rendre à pieds et à condition que les colis soient récupérés à la 1ère livraison.[24]

1 achat en ligne = 7g de fer soit le poids d’une pièce de 1 € = 1,5 mg de phosphate émit dans l’eau = 12 min d’utilisation d’une ampoule de 60W = 3 g de pétrole = 12 g de CO₂ = 1 km en voiture.[24]

200 000 e-commerce en France en 2020, cela représente 9,8 % du commerce de détail et moins de 2% du commerce alimentaire (hors drive).[25]

40 millions d’e-acheteurs qui passent en moyenne 3,5 commandes par mois en 2020.[25]

On peut :

  • Conserver et réutiliser les emballages
    • pour un colis personnels ou professionnel
    • pour un déménagement,
    • personnalisé en papier cadeaux
  • Donner les emballages (papier kraft, bulles, carton…) à une personne qui vend sur le bon coin par exemple !
  • Faire ses courses à pieds dès que c’est possible !
  • Rassembler un maximum ses achats quand on va en centre-ville.
  • Être présent lors du passage du livreur.


On peut aussi :

  • Prendre soin de nos équipements, les utiliser le plus longtemps possible, les limiter à l’essentiel, éviter de se sur-équiper, éviter les gadgets, choisir la qualité pour sa longévité car la fabrication demande des quantités astronomiques de ressources et de matières premières dont certaines sont rares, penser au don, au troc ou à la vente d’occasion.
  • Composition d’un ordinateur :
  • On trouve 50 à 100 fois plus d’or dans 1 tonne de cartes électroniques que dans 1 tonne de minerais ![22]
  • Classement des fabricants en fonction de leur politique d’élimination des substances chimiques et le recyclage :
  • Labels environnementaux qui indiquent des matériaux performants et économes en énergie :

 

  • Recycler, réparer ou donner les appareils électroniques plutôt que de les jeter ou de les garder au fond d’un placard, ces équipements contiennent des matériaux dangereux pour l’environnement et la santé (plomb, brome, arsenic, chlore, mercure, cadmium…) => reconditionneur, revendeur, Emmaüs https://www.jedonnemontelephone.fr/, Réseau Envie https://www.envie.org, atelier de réparation, Repairn Cafés, freecycle, borne de collecte dans les grandes surfaces
  • Privilégier l’utilisation, quand c’est possible, de l’équipement le plus économe en énergie (Source ADEME et Greenlt)
    • Smartphone : de 2 à 7 kWh/an
    • Tablette : de 5 à 15 kWh/an
    • Écran : de 20 à 100 kWh/an
    • Ordinateur portable : de 30 à 100 kWh/an
    • Ordinateur fixe : de 120 à 250 kWh/an
    • Box (internet + TV) : de 150 à 300 kWh/an
  • Éteindre et débrancher un maximum les équipements, quand on ne sent sert pas, quand on sort de chez soi, la nuit… : box, TV, tablettes, PC, imprimante, smartphone…
  • Un appareil en veille consomme, un appareil éteint mais branché continue de consommer.[22]
  • Pour faciliter leur extinction on peut utiliser des multiprises avec interrupteur (le mieux est une multiprise parafoudre avec interrupteur). Et le summum est une multiprise parafoudre avec interrupteur sur chaque prise.
  • Allumés 24h/24, une box ADSL et le boîtier TV associé = un grand réfrigérateur[21] = 16 à 29 € par an[22] = consommation électrique annuelle de 7 ordinateurs portables 15 pouces utilisés 8 h par jour.[11] Pour 65 millions de Français = 1,51milliards de KWh par an = la production de 2 mois et demi d’un réacteur nucléaire.[22] Une box TV consomme 3 fois ce que consomme un téléviseur, une box internet 6 fois.[22]
  • Éteindre sa box = 65 à 130 kWh d’économisé = environ 30 € par an[22] + 390 à 20 800 litres d’eau par an selon les modèles.[11] Une centrale nucléaire a besoin de 6 à 160 litres d’eau pour produire 1 kWh.[12] Fin 2019 en France : 29,7 millions de Box = entre 150 et 300 kWh par an et par box[21] = au total entre 4,455 et 8,91 TWh.[4][9]
  • Privilégier une connexion par câble Ethernet, consomme moins que la Wifi.[13] Pensez à désactiver la wifi sur le site du fournisseur d’accès.[23]
  • Privilégier le mode Wi-Fi plutôt que la 4G.
  • Désactiver “Wifi”, “données mobiles”, “Point d’accès”, « Bluetooth » des smartphones dès que l’on ne s’en sert pas, cela évite les transferts de données constants, l’encombrement de la bande passante, et diminue considérablement les émissions des ondes électromagnétiques.
  • Désactiver GPS, Wifi, Bluetooth sur les tablettes, liseuses…
  • Paramétrer ses appareils en mode économie d’énergie.
  • Le suprême geste est de choisir un téléphone portable simple plutôt qu’un smartphone.
  • Objets, gadgets, ampoules connectés : 15 milliards d’objets connectés en 2018, toujours en veille, ils stockent des données dans les data centers, ils utilisent des ponts qui consomme de l’énergie en permanence. Une ampoule LED connectées non utilisée = 0,5 W soit 2 fois plus qu’une TV en veille.[22]

* Les data centers sont des infrastructures où des milliers de kilomètres de câbles et des centaines de serveurs tournent en permanence.[1] Pour un kilowatt (kW) dépensé par un serveur, un autre kW est nécessaire pour dissiper la chaleur.[5]

Plusieurs data centers réutilisent cette chaleur en chauffant des constructions diverses, situées dans une zone de moins d’un kilomètre aux alentours.[6]

En 10 ans, un data center moyen de 300 m2 comprenant 80 baies de stockage et 2000 serveurs d’une puissance totale d’1MW aura consommé : 66 T de cuivre + 15 T de plastique + 33 T d’aluminium + 152 T d’acier + 227 millions de litres d’eau + 177 millions de kWh.[7]

Un data center de 10.000 m² consommerait autant qu’une ville de 50.000 habitants.[5]

En Mars 2016 on comptait 156 data centers en France (56 en Île de France).[8]

En novembre 2019 on comptait dans le monde 45 millions de serveurs, 800 millions d’équipements réseaux (routeurs, box ADSL…).[22]

Chaque geste compte ! Merci pour vos efforts pour le bien commun 🙂


Sources et Approfondissements :

[1] https://www.quelleenergie.fr/magazine/actu-environnement/impact-environnemental-mail-57514/

[2] Rapport de l’ADEME sur l’Analyse comparée des impacts environnementaux de la communication par voie électronique https://presse.ademe.fr/files/acv_ntic_synthese_resultats.pdf

[3] https://www.android-dz.com/diminuer-consommation-de-data-facebook-android-31142

[4] https://www.journaldunet.com/ebusiness/le-net/1071412-nombre-d-abonnements-a-internet-en-france/

[5] https://www.lefigaro.fr/conjoncture/2010/03/16/04016-20100316ARTFIG00481-les-serveurs-informatiques-ogres-energivores-.php

[6] https://www.batiactu.com/edito/quand-l-informatique-sert-aussi-a-se-chauffer-35613.php

[7] https://www.guideinformatique.com/dossiers-actualites-informatiques/consommation-electrique-des-data-centers-29.html

[8] https://www.journaldunet.com/solutions/cloud-computing/1191577-quelle-est-la-repartition-des-data-centers-en-france-par-region/

[9] https://lesecolohumanistes.fr/pollution-internet/?fbclid=IwAR3O0XzZjgwhq6h_Z0dU4yoIRE9iW-CjTWA8XzTTnNmAMso4CraQcqscADM

[10] http://multimedia.ademe.fr/infographies/infographie-travail-ademe-logo-qqf/

[11] https://www.qqf.fr/infographie/69/pollution-numerique-du-clic-au-declic?utm_source=Qu%27est-ce+qu%27on+fait+%3F%21&utm_campaign=ca50515347–EMAIL_CAMPAIGN_2019_09_02_01_21_COPY_01&utm_medium=email&utm_term=0_d598a549f2-ca50515347-217726765&fbclid=IwAR3ya5kN5owcpq6QBahN10sSbPzaVhYuSea4R6zqduyMKjlkSdS6r5VLt-s

[12] https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/producteur-industriel/nucleaire/Notes%20d’information/NOTE%20GESTION%20DE%20L’EAU.pdf

[13] https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf

[14] http://www.clickclean.org/france/fr/

[15] «Un employé d’une entreprise qui envoie un courriel de 1Mo de son ordinateur à une personne qui le lira pendant 5 minutes sur son écran, sachant que le message restera stocké pendant un an, cela entraîne l’émission de 19 grammes d’équivalent CO₂», explique Pierre Galio, l’un des responsables de l’étude. https://www.20minutes.fr/planete/754847-20110707-email-19-grammes-co2-emis

[16] https://www.consoglobe.com/sms-combien-co2-3580-cg

[17] https://www.lejdd.fr/Ecologie/Les-spams-generent-des-GES-39389-3074387

[18] https://www.arobase.org/actu/chiffres-email.htm

[19] https://www.blogdumoderateur.com/chiffres-google/

[20] https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/09/22/electricite-google-apple-facebook-et-amazon-se-mettent-ils-vraiment-au-vert_5358625_3234.html

[21] Guide de l’Ademe “La face cachée du numérique” https://www.ademe.fr/sites/default/files/assets/documents/guide-pratique-face-cachee-numerique.pdf

[22] https://didoune.fr/blog/2009/04/17/informatique-et-ecologie/

[23] Détail de la procédure pour désactiver le mode Wifi par fournisseur https://www.robindestoits.org/Comment-desactiver-le-wifi_a227.html

[24] http://www.slate.fr/story/66127/le-e-commerce-bon-pour-environnement

[25] FEVAD Fédération e-commerce et vente à distance https://www.fevad.com/chiffres-cles-du-e-commerce-en-2020/

https://raphael-lemaire.com/2019/11/02/mise-en-perspective-impacts-numerique/

En France en 2019 avec EDF => 1 kWh = 31g de CO₂ https://www.edf.fr/sites/default/files/contrib/groupe-edf/engagements/rapports-et-indicateurs/2020/cartes/edfgroup_performance-2019_co2_fr.pdf

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