Beaucoup de rituels, de prières et d’intentions peuvent inonder une vie. Des demandes, des tonnes de demandes, submergent les saints, les archanges, les anges, les guides ou dieu(x)…

Toutes ces demandes, toutes ses portes que l’on ouvre, où mènent-t-elles ?

Savons-nous réellement à qui nous nous adressons, connaissons-nous profondément les archétypes utilisés dans les moments de besoin ou à la bonne heure du jour ou de la nuit ?

Ce que nous savons c’est que dans ces moments-là nous nous en remettons à… nous cédons notre autorité intérieure, facilement et par facilité. Libéré d’avoir déchargé une crainte, une angoisse, une peur, une envie, un besoin, un désir…

Se libérer en cédant un espace de liberté… À qui, à quoi, cela reste un mystère.

 

Une phrase de ce personnage mythique nommé Hermès Trismégiste[1] disait « ce qui est en haut est comme ce qui est en bas ».

Remettre notre liberté, notre autorité entre les mains d’inconnus, c’est un peu tenter le diable… cet ange de Dieu… cet être de lumière qui joue sur les peurs et le manque de confiance…

Car avant tout, ce qui motive la demande c’est un manque de confiance, un état de brouillard, un empressement…

Quant on choisit de s’exposer à des mondes inconnus, à l’invisible, je pense qu’il est important d’être conscient que l’on ouvre des portes que l’on ne maîtrise pas. S’adresser à des êtres bienveillants, lumineux, peut exposer à des leurres, des pièges, on peut nourrir leurs intérêts personnels.

 

Et si l’issu à toutes ses demandes était dans la recherche de la fluidité, en confiance que tout arrive à point, pas de manière miraculeuse mais par une évolution constante de la situation avec des moments de réception et des moments  d’action.

Le fil que l’on suit en suivant la fluidité (fil-du-ti-é), nous offre une ambiance d’aventure, il y a une dynamique, un entrain, un chemin qui nous parle de nos « plus » et de nos « moins », où de nombreuses occasions se présentent afin d’avancer sur nos compréhensions, afin d’apaiser notre coeur, nos peurs et nos illusions.

Notre radar interne (notre intuition, notre perception) se guérit au fur et à mesure, par la mise en évidence de nos erreurs, de nos préjugés, de nos blocages, etc. Même si nous sommes facilement bercés par nos illusions, nous pouvons si nous le voulons arrêter de nous mentir.

À chaque instant on peut sentir la légèreté ou la lourdeur, la fluidité ou les blocages, on peut écouter ce qui se passe en nous, ce qui nous attire ou nous repousse, nous stimule ou nous fatigue. En écoutant, on entend et on voit davantage les choses comme elles sont, car on ne projette rien par dessus. Si on n’écoute pas, on perd le fil, et on a besoin de confirmation.

Les choses se passent comme elles se passent, et une fois passée on peut difficilement les reconstituer dans leur vérité. On peut simplement en avoir une image étriquée, un extrait, un avis, un point de vue, mais on ne peut plus accéder au contexte.

 

Cette conscience dont nous ignorons tout, et à mon sens le lien qui nous uni, et qui nous donne en temps et en heure les gestes, les mots, les actes, les décisions justes…

 

 

[1] Personnage mythique de l’Antiquité gréco-égyptienne, qui a inspiré la sagesse hermétique et les alchimistes. https://fr.wikipedia.org/wiki/Hermès_Trismégiste

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